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Les malacofaunes marines archéologiques du Ja’alan (Sultanatd’Oman)
Publié le mercredi 22 juin 2005, mis à jour le vendredi 9 juin 2006,
par Jean-Denis Vigne
J’ai le plaisir de vous annoncer la soutenance prochaine de la thèse de Chloé Martin intitulée : "Les malacofaunes marines archéologiques du Ja’alan (Sultanatd’Oman) : un indicateur des modes de vie des populations dans leur environnement, du Néolithique à l’Âge du Bronze". Elle aura lieu le mardi 28 juin à 14h00 dans le grand amphithéâtre d’entomologie, 45 rue Buffon. Un pot amical suivra la soutenance au 55 rue Buffon, bâtiment d’anatomie comparée.
Membres du jury
Résumé de la thèseEntre le Néolithique et l’Âge du Bronze, les sites côtiers de la région du Ja’alan au sultanat d’Oman, témoignent d’une consommation importante de mollusques marins. À partir de l’étude des restes coquilliers des sites archéologiques de Suwayh 1 (SWY1) et 3, Ra’s al-Khabbah, Ra’s al-Jinz 1 et 2 et de Ra’s al-Hadd 6, nous avons mis en évidence des stratégies de collecte opportunistes au début du Néolithique. Ces stratégies se spécialisent progressivement à l’Âge du Bronze en ciblant soit des gros coquillages, soit un milieu, voire une à plusieurs espèces. Le site de SWY1 a été étudié exhaustivement. La collecte y étant opportuniste, elle reflète un environnement de lagune, de mangrove et de zone rocheuse. Les espèces collectées révèlent un milieu lagunaire dès le milieu du 5e millénaire BC et la présence d’une mangrove vers 4500 BC, confirmant les observations palynologiques. Les variations des différents milieux de collecte semblent coïncider avec les données paléoclimatiques et paléoenvironnementales, avec la présence d’un pic des précipitations de pluies de moussons d’été au début de l’optimum holocène entre 7600 et 5500 BC. Les données biométriques de l’espèce Lunella coronata indiquent une possible surexploitation de ce mollusque par l’homme à la fin de l’occupation du site. De plus, à partir de l’analyse sclérochronologique de cette même espèce, on observe une collecte saisonnière probablement pendant les mois d’hiver. L’analyse des malacofaunes marines de la région du Ja’alan indique donc un mode de vie essentiellement lié aux ressources marines. La présence d’une mousson importante, et donc d’un upwelling très fort en été, a probablement contraint les populations à la mobilité, comme semble l’attester l’étude sclérochronologique de l’espèce Lunella coronata. |
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