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Boutique à poissons
Publié le lundi 30 mars 2009, mis à jour le mardi 31 mars 2009, par Benoît Clavel
Article en réponse à "Mystérieux bateau".

Le commerce du poisson d’eau douce au Moyen Âge s’attache à mettre en vente du poisson très frais.

À Paris, par exemple, dans les halles et les marchés, les regrattières [1] étalaient leurs poissons dans des baquets qu’elles avaient devant elles, où le poisson vivant nageait et se conservait. Ces animaux pouvaient provenir de grossistes les acheminant dans des bateaux dont le milieu en forme de réservoir (les boutiques) étaient percé de trous. Le stockage en boutique était un bon moyen pour garder le poisson d’eau douce vivant. Les facilités de conservation du poisson d’eau douce en ville, malgré une chair plus fragile que le poisson de mer, rendait ainsi son commerce possible.

On utilisait de petites boutiques (comme celle sur la photo datée du début du 20e s. et qui mesure un peu plus de 2 mètres de long) lors de la pêche en l’attachant par une chaîne à la rive ou derrière la barque. Ce moyen de stockage qui flottait entre deux eaux permettait, entre autre donc, d’acheminer le poisson vivant directement sur le lieu de vente.

[1] Vendeuse de pain, sel, poissons de mer, œufs, fromages, volailles, gibiers